La ventilation dans les funérariums, les normes.

La ventilation dans les salons funéraires.

Propos recueillis par Guillaume Bailly pour Funéraire Info.

« Il faut distinguer deux spécificités » explique Michel Chazottes, « la première, c’est la ventilation des salons où reposent les défunts et ou se recueillent les familles, et la seconde, celle des salles de soins ou les thanatopracteurs officient, beaucoup plus exigeantes. »

« Dans un salon funéraire, il n’y a pas lieu de prendre de précautions superfétatoires, puisque soit le défunt a subi des soins de conservations, soit il repose sur une table réfrigérée, soit il est en bière, mais normalement au niveau sanitaire, ne pose pas de difficultés particulières. » explique Michel Chazottes. « La ventilation est donc un circuit classique, avec prise d’air au sol et évacuation en hauteur. Le débit de remplacement de l’air dans la pièce est donc de 1 volume d’air par heure, c’est à dire que la ventilation doit évacuer et remplacer en une heure l’équivalent du volume d’air contenu dans la pièce, qui se calcule tout simplement en multipliant la hauteur par la largeur et la profondeur ».

La ventilation dans les salles de soins

Dans les salles de soins, la problématique est toute différente. « Les thanatopracteurs utilisent des produits qui peuvent s’avérer dangereux à l’usage. Le but du système de ventilation est donc de les envoyer à l’endroit ou ils sont le moins dangereux, éloignés des voies respiratoires. C’est pour cela que la norme impose pour les salles de soins une ventilation avec prise d’air en haut et évacuation en bas. » Afin d’amener les particules au niveau du sol avant évacuation.

« Le volume d’air qui doit être renouvelé, Utilisation de l'anemometreselon le même mode de calcul, est de quatre par heure. » Soit l’équivalent de l’air de la pièce renouvelé tous les quart d’heure. « Les évacuations d’air à l’extérieur doivent être munis de filtres, filtres à charbons et à odeurs. » complète Michel Chazottes.

Les pièges à éviter
Quelles sont les erreurs le plus souvent commises par les professionnels qui conduisent à une contre-visite ? « Dans les funérariums aux normes, ce n’est généralement rien de méchant » rassure Michel Chazottes « Ce qui se produit, c’est que le gestionnaire oublie de remplacer les filtres. Ces derniers s’encrassent, font obstacle, et le débit d’air baisse au bout d’un moment. Il suffit de les remplacer ». Le tout, souligne Michel Chazottes, est que chacun sache qui s’occupe de quoi.

Les contrôles des funérariums.

Outre les inspecteurs formés aux spécificités des lieux qu’ils inspectent, les instruments de mesure également sont très importants. « Nous procédons aux contrôles avec des instruments tels que les anémomètres et les débitmètres à insertion. Funéraires de France, la société, est homologuée COFRAC, et chaque appareil l’est aussi, individuellement. Chaque nouvel instrument dont nous nous équipons est numéroté, envoyé dans un organisme certificateur COFRAC, testé sur banc d’essai. Nous nous devons d’assurer une fiabilité à toute épreuve. »

Il importe donc, pour la conception d’un funérarium, de prêter attention à la ventilation de la salle de soins, quatre volumes d’air par heure du haut vers le bas. Et, pour l’entretien, de vérifier régulièrement les filtres.

Propos recueillis par Guillaume Bailly

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